SAMEDI 30 OCTOBRE 2021 – PASSAGE A L’HEURE D’HIVER

 

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Je recommence! 1 memo le chat de geluk

Ca y est , c’est le moment. Mon horloge biologique s’est déjà mise à l’heure d’hiver et je ne culpabiliserai plus e me levant une heure plus tard. Et si l’on doit plus tard opter pour une heure unique je choisirai L’HEURE D’HIVER.

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En été, le soleil sera déjà levé et je ferai comme lui: je le lèverai une heure plus tôt!

Le FIGARO nous informe

Cette année, le passage à l’heure d’hiver se fera le dimanche 31 octobre 2021.

À 3 heures du matin, il faudra retirer 60 minutes à l’heure légale : il sera donc 2 heures.

Dans la nuit de samedi 30 à dimanche 31 octobre 2021, nous reculerons les horloges d’une heure pour passer à l’heure d’hiver.

À trois heures du matin (heure d’été), il ne sera que deux heures. Nous dormirons donc soixante minutes de plus à l’occasion de ce changement d’heure.

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Instauré en France à la suite du choc pétrolier de 1973-1974, le changement d’heure s’applique dans toute l’Union européenne. Dans tous les pays membres, le passage à l’heure d’hiver s’effectue le dernier dimanche d’octobre et le passage à l’heure d’été, le dernier dimanche de mars.

Maintenu à cause de l’épidémie de Covid-19

HEURE D'HIVER

Suite à la consultation publique lancée par la Commission européenne en 2019 où 84 % des répondants s’étaient prononcés en faveur de la suppression du changement d’heure, un projet de directive avait adopté en ce sens par les euro-députés.

Cependant, en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19, le texte n’ a pas été transposé par les États membres et n’a pas encore été réexaminé à ce jour. N’étant plus à l’ordre du jour, il ne devrait même pas être discuté dans un avenir proche.

Ou pas! (NDLR)

Vous avez compris ?

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Et après?

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Vendredi 26 mars 2021 -  PASSAGE A L’HEURE D’ETE

Dans la nuit de samedi à dimanche, Coronavirus ou pas, on passe à l’heure d’été et on avance la petite aiguille d’un cran.

Comprendre les vieux

 

Comprendre

SAMEDI 30 OCTOBRE 2021 - PASSAGE A L'HEURE D'HIVER dans CHANGEMENT D'HEURE

e  changement interroge certains spécialistes sur d’éventuels effets sur le sommeil, en pleine période de confinement.

Philo question shakespirienne

Comme les Européens, il parait que les Français penchent à 60 % pour l’adoption définitive de l’heure d’été. Ils l’auraient dit massivement lors de la consultation de l’Assemblée nationale en février 2019.

Pas content

Je suis horrifiée. Il va falloir se lever une heure plus tôt l’hiver. Pour les retraités dont je fais partie, cela est sans importance. Je peux faire le choix de garder mes habitudes. Mais pour ceux qui travaillent, je ne vois pas où est l’intérêt. J’espère qu’ils réfléchiront d’ici-là.

« Pour ceux qui disposent d’une fenêtre, d’un balcon ou encore mieux d’un jardin, ça va permettre de profiter du jour le soir, d’un peu d’extérieur en fin de journée, Et, qui sait, d’apercevoir plus vite la lumière au bout du confinement» estime Olivier Fabre.

Actuellement, le risque est lié au dérèglement du sommeil.

Pas content

Claire Leconte, professeure de psychologie de l’éducation, chercheuse spécialiste des rythmes en chronobiologie de l’enfant et de l’adolescent, pointe notamment ces risques :

« Avec le confinement, je suis persuadée que beaucoup ont perdu la notion du temps. Le risque est qu’ils ne prennent pas en compte le changement d’heure, qu’ils laissent dériver les heures de lever et de coucher. Or, notre nuit de sommeil n’est pas un train qu’il est possible de décaler dans sa globalité sans conséquence. »

Couvre feu

Lire l’article du Parisien ICI

Mais la notion de sommeil est très discutable et elle a évolué dans le temps.

La relativite

Je vous propose la lecture de ce livre très édifiant:

La grande transformation du sommeil: Comment la révolution industrielle a bouleversé nos nuits

LIVRE SOMMEIL 

Contrairement à l’opinion courante, le sommeil d’un bloc d’environ huit heures n’a rien de naturel.

Cette manière de dormir ne s’est répandue que très récemment, dans le sillage de la révolution industrielle, à la faveur de la généralisation de l’éclairage artificiel dans les villes et de l’imposition d’une nouvelle discipline du travail.

Auparavant, le sommeil était habituellement scindé en deux moments, séparés par une période de veille consacrée à diverses activités comme la méditation, les rapports intimes ou encore le soin des bestiaux.
Telle est la thèse révolutionnaire de Roger Ekirch.

RassurantAu lit sexy

 

Son enquête passionnante sur le bouleversement de nos nuits qu’a constitué la disparition, puis l’oubli du sommeil biphasique a doté cet objet d’une historicité qui lui était jusque-là déniée et conduit à l’émergence d’un nouveau champ de recherche, les Sleep Studies.

 Dernier rappel

 

Surtout, cette découverte invite à questionner l’identification de l’insomnie de milieu de nuit à un « trouble du sommeil ».
Et à envisager les conséquences d’une transformation qui nous a barré un accès privilégié aux rêves et, par-là, à la conscience de soi.

Roger_Ekirch dans SAISONS

Roger Ekirch est professeur à l’Institut polytechnique de Virginie. Spécialiste de l’histoire transatlantique et de l’histoire coloniale de l’Amérique du Nord, il est lauréat de la bourse Guggenheim. Ses travaux pionniers sur le sommeil ont stimulé de manière décisive les recherches menées ce sujet tant en histoire qu’en sociologie et en anthropologie.

Lire l’ARTICLE SUR SCIENCES HUMAINES

Le troisième vendredi du mois de mars est la date, depuis vingt ans, d’une célébration : celle de la journée internationale du sommeil. Est-on, pour autant, autorisé à ne pas quitter son oreiller ce jour-là ? Pas particulièrement, et aucune invitation au repos ne figure au programme du vendredi 19 mars 2021, chargé de nombreuses conférences (en ligne) de spécialistes du sommeil, de chronobiologie et d’éducation infantile.

Aux problèmes habituels comme l’insomnie, l’apnée du sommeil et autres troubles s’ajoutaient cette année certaines préoccupations du moment :

« Comment adapter son sommeil à la crise sanitaire », ou encore

« Comment faire face aux futurs objets connectés. »

Regime

On ne pouvait rêver meilleure occasion de traduire et publier ce petit recueil des œuvres de Roger Ekirch, historien et enseignant à l’Institut polytechnique de Virginie.

Il se compose de deux essais écrits à près de quinze ans d’intervalle, mais dont les conclusions se complètent :

le sommeil a une histoire en Occident, et ce n’est pas celle que l’on attendait.

Inegalite du sommeil

Lorsque, en 2001, R. Ekirch publiait «À la recherche du sommeil perdu», son initiative pouvait prêter à sourire.

Dormir n’est-il pas un besoin naturel auquel l’humanité a répondu en s’éveillant le jour et dormant la nuit ?

Et si, de nos jours, le sommeil est un objet de souci, n’est-ce pas que la civilisation d’aujourd’hui a perturbé ce rythme naturel ?

Philosophie du changement d'heure

L’enquête de R. Ekirch, qui porte sur l’Angleterre, l’Europe et l’Amérique préindustrielles, exhume une réalité différente.

Au fil d’une documentation vagabonde (journaux intimes, romans, articles de presse, traités de médecine, rapports de justice), il bute sur deux expressions : « premier sommeil » et « second sommeil ».

Leurs occurrences ne sont pas si nombreuses, mais sont étalées sur des siècles (la première se trouve dans Homère), depuis certains auteurs latins jusqu’au seuil du 20e siècle.

Des descriptions glanées çà et là lui apprennent ce qu’elles signifient.

Philo

 

Les dormeurs en question dans ces textes « faisaient leur nuit » en deux parties :

un premier somme puis, vers minuit, une période d’éveil nocturne, durant jusqu’à une heure, et un nouveau somme jusqu’au matin et la reprise des activités diurnes.

Pendant la période d’éveil, ces gens se livraient, selon leurs conditions et leurs goûts, à des activités très diverses :

méditer, écrire, noter leurs rêves, faire leurs comptes, converser, ou même rendre des visites, faire leur lessive ou brasser de la bière.

En général on ne se souvient que du dernier rêve de la nuit et encore!

Le meilleur moyen de s’en souvenir c’est de le revoir dans sa tête sans ouvrir les yeux et même de l’écrire, si possible.

mon-cahier-de-reves

Apero

Apero (2)

 

Convaincu d’une découverte et frappé par le fait qu’aucun commentateur – du moins jusqu’au milieu du 19e siècle – ne semble trouver cette pratique étrange ou critiquable, R. Ekirch forme alors l’idée que ce « sommeil segmenté » était dans les siècles passés une pratique normale, sinon généralisée, plus encore chez les gens de condition modeste que chez les nobles et les riches.

À cette trouvaille, il ajoute deux autres considérations. D’abord, celle que nous aurions tort, au 20e siècle, de penser que le sommeil de nos ancêtres était plus paisible et continu que le nôtre. Il était en tout cas différent.

01 le lapin d'alice

Puis, il se risque un peu hors du territoire de l’historien pour étayer la thèse que le sommeil segmenté est une pratique moins artificielle que la nuit continue, qu’il nomme « sommeil consolidé », et qui serait une invention récente.

Il s’appuie pour cela sur des expériences de laboratoire publiées à la fin des années 1990 :

le chronobiologiste Thomas Wehr observait que des sujets privés de tout éclairage nocturne finissaient par adopter spontanément un modèle de sommeil « biphasé ».

Ce qui, pour R. Ekirch, suggérait que l’éclairage, et sans doute bien d’autres facteurs liés à l’industrialisation des sociétés, étaient à l’origine d’une transformation récente des pratiques comme des normes biomédicales du sommeil nocturne, désormais conçu comme devant être ininterrompu.

L’essai de R. Ekirch, même assez bref, ne passa pas inaperçu et bien de ses collègues le considèrent comme le premier exemple d’une histoire du sommeil humain considéré comme autre chose qu’un temps mort satisfaisant à un besoin naturel.

Il inaugurait un programme de recherches qui se développa bientôt, et ouvrait un débat aux multiples entrées :

le sommeil segmenté avait-il vraiment été la norme en Occident, était-il le produit d’une culture particulière, la réponse à un certain environnement, ou bien présent sous toutes les latitudes dans les sociétés préindustrielles ?

Tout en répondant aux critiques qui lui étaient faites, R. Ekirch ne reprit vraiment le sujet que quinze ans plus tard.

En réponse à une étude arguant que diverses populations encore privées au 20e siècle de tout accès à l’électricité ne pratiquaient pas le sommeil biphasé, il tentait de décrire, en 2015, comment l’oubli de la nuit en deux parties avait pu se produire.

C’est le sujet de son second essai, «La Modernisation du sommeil».

La transition s’amorce dans la seconde moitié du 19e siècle, et renvoie à plusieurs facteurs possibles.

D’abord, le développement de l’éclairage nocturne des foyers domestiques, des rues et des lieux de divertissement amène un coucher plus tardif, de sorte que le premier sommeil devient le sommeil tout court.

Ensuite, l’éthique industrielle de l’efficacité et de la productivité veut que l’on valorise le lever aux aurores : le second sommeil se voit alors assimilé à une forme de paresse.

Le salariat, le travail en manufacture en plein essor sont encadrés par des horaires stricts et matinaux.

Du côté de la biomédecine, un nouveau sujet de préoccupation se développe : celui de l’insomnie et de la mauvaise qualité du sommeil, qui ruinent la santé et l’activité diurne des urbains.

Ces sujets donneront lieu à de véritables marchés dès la première moitié du 20e siècle :

celui des remèdes contre l’insomnie et celui de la literie confortable, promesse d’un sommeil paisible et continu.

C’est à cette même période, selon R. Ekirch, que se produit l’oubli du sommeil segmenté, même s’il survit en fait dans les campagnes.

Du point de vue de la médecine, le réveil nocturne ne doit en aucun cas être considéré comme une habitude : c’est une pathologie, une forme d’insomnie qu’il s’agit de combattre soit par des conseils d’hygiène, soit par des traitements médicamenteux.

Le sommeil consolidé devenant la norme, il s’agit de s’assurer de sa qualité.

Si sa durée peut diminuer – de fait, on dort au 20e siècle une ou deux heures de moins qu’au 18e siècle –, sa continuité et sa tranquillité doivent être protégées contre toutes les nuisances nocturnes (froid, bruit, lumière électrique) et autres addictions, comme la télévision en continu et les réseaux numériques.

La mise en cause de ces nuisances et artifices modernes, couplée à l’oubli des pratiques anciennes, répand la croyance selon laquelle nos ancêtres dormaient, tout comme nous, d’un seul trait, mais plus paisiblement que nous aujourd’hui, et ne connaissaient pas l’insomnie.

Selon R. Ekirch, ils la connaissaient, mais n’y voyaient pas un problème.

Débattable, et débattue, la thèse de R. Ekirch est à l’origine du développement, surtout dans l’espace anglo-saxon, d’un ensemble de travaux historiques et sociologiques sur le sommeil (les sleep studies) où les discussions vont bon train.

Il ne suffit pas en effet de montrer avec talent que les normes dormitives des civilisations peuvent varier de manière qui ne soit pas seulement naturelle, mais de mettre le doigt sur les responsables : la culture, l’économie et les contraintes du travail, l’autorité médicale, la morale et l’hygiène collective.

Là-dessus, les avis divergent, mais on ne peut que rendre hommage au travail original de l’historien qui, le premier, a su tirer sur le bon fil pour soulever la question.

Je pense que chacun a ses propres raisons de ne pas bénéficier du «sommeil parfait»

Moi qui ne dors que quelques heures par nuit depuis près de 40 ans, et qui en connais les effets sur la gestion de ma vie, j’espère y trouver des réponses autres que celles que je me pose depuis.

Je n’en suis qu’aux premières pages mais je compte bien aller jusqu’au bout. Le style est un peu ardu mais l’étude en vaut la peine dans une période où la majorité des gens a des problèmes de sommeil.

- A ne pas lire la nuit !

En attendant de comprendre, un peu d’humour nous permettra de franchir sereinement ce nouveau changement d’heure.

Pour ma part, je suis née avec et mon horloge biologique y est parfaitement adaptée. Je ne souhaite pas sa suppression.

Et maintenant …

Et la chaleur

 

 

 

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