UN PETIT HÉRITAGE POUR ISTHMIA
2011 LA LUCARNE D’ISTHMIA – VIVRE ENSEMBLE SOUS LE SOLEIL
Parfois, on s’aperçoit que ce dont on rêve, on le possède déjà.
Parfois aussi, on choisit de quitter sa zone de confort avec l’espoir de vivre autrement.
On hésite, on s’inquiète, mais on se dit que c’est peut-être la meilleure décision.
Depuis quelques années, je suis traversée par ces interrogations.
J’ai cherché à quitter ce logement presque parfait pour essayer de vivre « mieux ».
Ici, en dehors des activités de la résidence, je finis par ronronner sur mon canapé. Les journées se ressemblent, et je ne fais plus grand-chose. Je suis un peu comme la « Belle au bois dormant ».
Au bout du chemin, il y a la mer.
La piscine est devenue trop éloignée pour moi. Je n’arrive plus à en profiter.
Et cette mer que j’aime tant n’est plus qu’un souvenir.
Devant mes fenêtres, les arbres ont peu à peu remplacé l’horizon.
Alors je me prends à rêver d’une vie plus citadine : pouvoir sortir plus facilement, croiser du monde, aller au théâtre, découvrir une exposition, entrer dans un magasin par simple envie, assister à une manifestation… Mais en aurai-je encore la force ? Cette question, je me la pose souvent.
Aujourd’hui, ce projet a enfin abouti.
À cent moins quinze ans, c’est peu… mais c’est encore beaucoup.
Mon rêve est devenu réalisable.
Chers voisins, chers amis, avant de quitter Isthmia, j’ai envie de vous laisser un petit héritage.
Vous trouverez ci-joint quelques photographies de notre apéritif du mois de juillet.
Quelques problèmes techniques m’ont empêchée de vous les communiquer plus tôt
Elles garderont le souvenir d’un moment particulièrement chaleureux qui m’a beaucoup touchée.
Ces photographies sont de simples instantanés, sans aucune retouche. Elles n’ont d’autre ambition que de conserver le souvenir de quelques heureux moments passés ensemble.
J’y ai ajouté les premières pages d’un livre que je suis en train d’écrire.
Elles racontent l’histoire d’Isthmia telle qu’elle m’a été transmise à mon arrivée par l’une de nos copropriétaires, que je remercie aujourd’hui d’avoir pris le temps de me raconter ces débuts.
Son témoignage m’a permis de découvrir une partie de l’âme de notre résidence.
Je me suis aperçue que beaucoup d’entre nous connaissaient parfaitement Isthmia… sans en connaître réellement l’histoire.
Les immeubles, les jardins et les arbres traversent les années.
Les souvenirs, eux, disparaissent peu à peu si personne ne prend le temps de les raconter.
J’ai donc souhaité vous laisser cette petite mémoire écrite.
Peut-être y retrouverez-vous quelques souvenirs, peut-être y apprendrez-vous quelques anecdotes, et peut-être aurez-vous, à votre tour, envie de transmettre un jour ce que vous avez vécu ici.
Je remercie très sincèrement toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné leur amitié au cours de ces années, et tout particulièrement lors de notre dernier apéritif.
Votre accueil, vos paroles et vos gestes resteront gravés dans ma mémoire.
Je vous quitte avec beaucoup de sérénité.
Une page se tourne pour moi, une autre va s’ouvrir.
Je vous souhaite à tous de continuer à faire vivre cet esprit de convivialité qui fait d’Isthmia un lieu si particulier, cher au cœur de tous ceux qui ont eu la chance d’y vivre.
Avec toute mon amitié,
Paule Chadeau
1828-2023 HISTOIRE DU PARC






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